L'abolition de l'esclavage

St-Domingue (Haiti)

St-Domingue était une colonie française dans les Antilles. C’est dans la nuit du 22 août 1791 que débuta une révolte. Les esclaves noirs revendiquèrent les mêmes droits que les blancs et leur liberté. La France fait face aux nombreuses menaces d’invasion et à la révolte des esclaves. C'est pourquoi les commissaires proclament la liberté complète des esclaves. C’est alors que le 29 août 1793, la première abolition au monde de l’esclavage est faite.

États-Unis

Un groupe nommé les Quakers est le premier groupe d'importance qui a lutté activement contre la traite négrière. C’est en 1724 qu’ils commencent à se prononcer sur le sujet. En 1774, leur groupe de Pennsylvanie décide de bannir la pratique de cette traite. Ainsi, cette décision gagna les autres régions des États-Unis. Cette même année, le Rhode Island devient le premier État américain abolitionniste. C'est une première mondiale. Trois ans plus tard, les Quakers obtiennent l'interdiction de l'esclavage dans un deuxième État américain; le Vermont. C’est en 1808 que le bannissement de la traite c’est faite par le Congrès des États-Unis, mais cela a engendré plusieurs insatisfactions du côté de la population. En 1829 jusqu’à 1840, les révoltes sont nombreuses au pays. Les sentiments contre la traite négrière s’intensifient de plus en plus. Plusieurs livres et revues antiesclavagistes voient le jour dont The Liberator et La Case de l’oncle Tom.

Angleterre

En Angleterre, un groupe est également créé pour soutenir la cause des esclaves. Cette société est créée en 1787 sous le nom de « Société pour l'abolition de la traite ». De plus, un jeune député prénommé William Wilberforce s'inquiète et se préoccupe du sort des esclaves. C'est pourquoi, au Parlement de Westminster, il met de l'avant de nombreuses discussions pour la répression du commerce négrier. Il multiplie les mesures abolitionnistes et espère trouver l’appui des Communes. Il obtient alors l'importante assistance du Premier ministre William Pit. Les pressions de Wilberforce obtiennent des résultats en 1807. En effet, le 2 mars de cette même année l'Angleterre interdit la traite atlantique des esclaves africains en Amérique. Les Anglais imposent de plus en plus leur contrôle maritime de l'Atlantique afin de proscrire la traite des Noirs. Pour chaque esclave à bord d’un navire, le capitaine se voit recevoir une amende de 100 livres. À cette époque, la Grande-Bretagne devient le premier pays à la tête du Mouvement antiesclavagiste. Les esclaves de la Couronne britannique sont libérés en 1831. En 1883, les Anglais déclarent l’affranchissement des esclaves. L’Angleterre signe au cours de 33 ans près de 28 traités contre la traite négrière.

William Wilberforce 

illustration provenant de Britannica Encyclopédie

France

À la fin du xviiie siècle, les Mouvements antiesclavagistes gagnent la France également. Ainsi, l’abolitionniste français est inspiré des Anglais et des philosophes français qui proscrivent l’utilisation d’esclave. Comme aux États-Unis et en Angleterre, une société contre l’esclavage voit le jour. Ce groupe se nomme la Société des amis des Noirs. Cependant, cette association n’a qu’un impact minime sur la population. Ce n’est seulement qu’en 1792 que la France fit des progrès vis-à-vis les droits politiques des hommes de couleur grâce à un décret. Une première Convention contre les activités négrières est établie par l’abbé Grégoire. Il recommande une mesure qui aura pour effet de limiter la traite des Noirs sans pour autant l’interdire. Le 4 février 1794, la Convention décrète l’interdiction de l’esclavage. Cependant, c’est en 1802 que Bonaparte autorise la traite. Le 30 mai 1814, il y a la signature du premier traité de Paris. Ce document engage le gouvernement français à tout faire en son pouvoir afin d’aider le gouvernement britannique pour abolir l’esclavage. Le 29 mars 1815, Napoléon Bonaparte se rétorque. En effet, il ordonne l’abolition de la traite négrière. De plus, le deuxième traité de Paris, du 20 novembre 1815, stipule les mêmes objectifs du premier par rapport à l’esclavage. C’est au cours de la révolution de 1848 que l’esclavagisme fut interdit dans toutes les colonies françaises.

 

  

 
Décret d’abolition de l’esclavage, 16 pluviôse an II / 4 février 1794.
illustration provenant de Histoire par image

 

Internationale

Plusieurs traités et conférences ont eu lieux et ont été signés contre la traite négrière. Tout d’abord, c’est au congrès de Vienne que les superpuissances de l’époque se sont mises en accord pour l’abolition de la traite. Ce congrès avait lieu le 8 février 1815. Quatorze ans plus tard, il y a eu la Conférence de Bruxelles et en 1885, il y a eu une autre conférence, celle de Berlin cette fois-ci. Il y a eu une nouvelle Conférence de Bruxelles, mais cette fois-ci en 1890. En 1919, il y a eu le pacte de la Société des Nations. Ce pacte condamne la traite négrière et interdit les formes de travail à caractère servile. La Convention de Genève consacrée entièrement sur l’esclavage a eu lieu en 1926. Elle traite des mesures qui ont été discutées dans le pacte de la Société des Nations. Cependant, ce n’est réellement qu’en 1948 que l’abolition de l’esclavage fut officialisée par la Déclaration universelle des droits de l’homme des Nations Unies.

Les Hollandais ont aboli l’esclavage dans leurs colonies en 1860. Ce n’est qu’en 1869 que le Portugal libéra ses esclaves du Brésil et de ses colonies. L’Espagne fut l’un des pays qui abolirent l’esclavage en dernier.

 

 

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