La Traite des Noirs

La traite transsaharienne

Bien avant le commerce triangulaire et la colonisation, l'Afrique subissait déjà la traite négrière. En effet, des réseaux terrestres et marins alimentaient le haut de l'Afrique soit le Moyen-Orient, l'Inde et Insulinde dès le début du 7e siècle et jusqu'au 20e siècle, et ce, malgré les abolitions mondiales. À ce moment, l'Égypte, le Maroc, Arabie du Sud et Tripoli se démarquent par leurs marchés régionaux d'esclave. Bien que moins connue, la traite transsaharienne a déplacé environ de 8 à 11 millions d'Africains. Ce trafic se caractérise comme étant moins violent, mais plus durable et stable.

La traite transsaharienne qui a perdurée pendant plus de mille ans

La colonisation

Tout commença lors de la conquête espagnole et portugaise des Amériques. Lors de celles-ci, la pluralité des populations conquises au Pérou et en Amérique centrale devient des esclaves. Les Espagnols ont dû cesser de mettre les indigènes en esclavage, car ils étaient trop vulnérables aux maladies européennes. Un grand nombre d'indigènes périssent. En ayant conscience de cet état de fait et du aux avancés technologique maritime du 15e siècle, ils n'ont pas eu d'autre choix de se tourner vers l'Afrique. C'est en 1444 qu'à eu lieu la première vente d'esclaves. C'est à l'Ile de São Tomé et au comptoir de Saint-George-de-la-Mine que s'est produite cette vente. Suite aux nombreuses conquêtes des Amériques par les Européens, le manque de main-d'oeuvre est grandissant, donc il faut augmenter le nombre d'esclaves exportés. Au départ, les Espagnols et les Portugais s'approprient tous les droits sur le commerce entre l'Afrique et l'Amérique. La première entente (asiento) avec une compagnie liée à la traite des Noirs date de 1528. À cette date, une licence accordée par la Couronne donnait le droit d'importer 4000 esclaves. Ce genre de contrat était l'un des plus enrichissants de l'époque. Bien que les deux peuples nommés précédemment aient commencé la traite en premier ils se font vite rattraper par les Francais, les Hollandais et les Anglais qui on eux aussi besoin davantage de main-d'oeuvre et veulent également leur part du marché dans ce commerce profitable. Déjà à cette période, il y a entre 1 et 3 millions d'esclaves qui sont déportés en Amérique.

Le commerce triangulaire

C'est au milieu du 16e siècle que les négriers européens firent leurs apparitions sur les côtes africaines. À ce moment, il utilise les comptoirs des Portugais du côté ouest de l'Afrique, soit : cap Vert, Madère, Guinée, Benguela, Açores et Luanda et du côté est de l'Afrique, soit : Sofala, Mozambique et Delagoa, afin de faire leurs traites. Le commerce triangulaire se déroulait en trois temps. Premièrement, les navires quittaient les ports d'Europe avec comme chargement plusieurs objets sans grandes valeurs ainsi que quelques fusils qui seront utilisés comme monnaie d'échange contre les esclaves africains. Par la suite, une fois chargé d'esclaves, il continue leur route vers l'Amérique du Sud, l'Amérique Centrale et l'Amérique du Nord. Rendu à destinations ils vendaient et échanges les esclaves ayant survécu à la traversée dans des conditions horribles contre du café, du sucre, du coton, et d'autres produits locaux. Finalement des produits pour lesquels les nouveaux esclaves vont travailler à produire. Et les navires finissaient leurs courses en se rendant de nouveau aux ports d'Europe afin de recommencer leurs périples. Le sommet de la traite négrière à été atteint dans les années 1700. Les marchands d'esclaves noirs avaient un énorme contrôle, non seulement sur les africains qui vivent constamment dans un climat de peur, mais également sur les agriculteurs qui revendiquent tout le temps de nouveau esclave et qui n'ont pas d'autres choix que de subir les contraintes des marchands.

Trajet du commerce triangulaire schématisé

Bien que l'esclavage était déjà une situation connue sur le continent africain, celle-ci n'est pas aussi généralisée. Avant même le début des traites, certains Africains sont soumis à des maîtres pour diverses raisons. Par contre, désormais cet esclavage est un aller sans retour vers les Amériques. La peur constante qui sévissait alors presque à la grandeur du continent à créer des situations critique entre les différentes ethnies et ces tensions sont toujours percevables de nos jours. Car, même si quelques Africains se sont associés à la traite avec les marchands d'Europe et du Moyen-Orient cela ne fait pas du tout l'unanimité sur le continent. Les peuples se révoltent contre cette pratique et ils allaient même attaquer certains navires marchands qui s'approchaient des côtes.

L'augmentation constante des profits engendrés par les cultivateurs des Amériques fait qu'ils exigent davantage d'esclaves. Au cours du 18e siècle seulement, donc à l'apogée du commerce, on a déporté environ 6 millions d'Africains et entre le 16e et le 19e siècle, soit toute la durée du commerce triangulaire, ont estiment que l'on aurait déporté entre 8 et 20 millions d'esclaves noirs. Le grand écart des chiffres est dû à l'immense difficulté de quantifier ce trafic, aux nombreux décès durant les traversées et aux registres pas bien tenu ou bien tout simplement inexistant. Pendant ce commerce, ont estime également que c'est le Portugal qui à déportés le plus grand nombre d'esclaves avec 4,65 millions d'Africains transportés suivis par la Grande-Bretagne avec 2,60 millions d'Africains transportés.

Les traversées

Les traversées étaient énormément meurtrières. Les conditions étaient inhumaines. Lors de ces traversées entre 9 et 20 %, des déportés périssaient dans le voyage. La durée de ce voyage était d'environ 3 mois. Les négriers pouvaient contenir parfois presque 600 esclaves. On commençait par entasser la quantité maximale d'esclaves dans la coque du navire et on les gardait enchaînés tout le long du voyage afin d'empêcher les révoltes et les suicides par noyade qui pouvaient arriver durant les traversées. On aménageait même l'entrepont des navires afin de pouvoir y entreposer davantage d'esclaves. Du à ce confinement prolongé dans les cales des bateaux, les épidémies et les maladies infectieuses n'étaient pas rare. Ont jetait les corps morts dans l'eau sans cérémonies, et les requins s'en chargaient. Pour finir, les vivres et l'eau étaient comptés et si la traversée était un peu plus longue que ce qui était prétendu, alors, on n'en manquait.

  Entassés au fond des bateux, plusieurs esclaves mouraient durant la traversé

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site